Bio

anuar-15

Expos:
“Fast Food” – Les Insolites, Tanger – 26 January 2011.
“Boys don’t cry” – Artingis, Tanger – 23 September 2011.
“Blast” – Mastermind (GVCC), Casablanca – 3 February 2012.
“Now” – Biennal, Marrakech – 2 March 2012.
“Tourist go home” – Galerie Kandisha, Paris – 8 November 2012
“A new hope” -galeria Mitte Barcelona -12 December 2012
“DESORIENTE” -Yakin and Boaz Gallery, Casablanca – 17 April – 31 may 2014.
“Les nouvelles créations artistiques” Bank Al-Maghrib, Rabat – 3 February 2015.   

“DESORIENTE”- BCN  The Mothership,Barcelona – 19 November 2015
“El niño que le dolía el cuello de tanto mirar el cielo” -Plom gallery ,Barcelona – 1 April 2016.

 

Anuar Khalifi born in 1977 in Lloret de Mar, Spain. Works and lives in Tangier, Morroco.
“In a world of extremisms, consumption, materialism and manipulation of which we are all participants, I try to create through my work, finite pieces that blend together fact and fiction, distorting the experience of the world and thereby creating in my mind or in the alien one and extension of such experience or a more realistic view of it.
“AnuarKhalifi

Desoriente explores identity, stereotypes of the Islamic world, Orientalism, the individual, colonialism, extremism, the consumer society. The iconography of the exhibition is based both on mixing genres and on the search of reality among the visual and media chaos to which we are constantly exposed to.

Icons in both East and West are misrepresented, whether by the media, the state or by religion. This influences directly our ability to understand our own reality. The exhibition challenges the way we absorb information and how this process shapes our thought whilst being filtered through ethics, politics and culture. Western society has a very naive and superficial perception of the Islamic world, a view that is nurtured by the media, culture and art.

The exhibition poses a visual journey through different techniques, using a variety of languages and materials. The paintings analyse the individual and its direct surroundings, portraying spaces where spirituality and morality are questioned. There is a current confusion that affects the individual, society and the idea of justice – spirituality disappears and it is replaced by mediocrity and the denial of the self.

Popular characters, everyday situations and household objects posing as portraits or still lifes appear throughout the show – they are dehumanized in order to represent the disappearance of mysticism in society. The characters that appear are mostly children or adolescents positioned as antiheroe Dervishes, lost seekers, many of which evoke stereotypes of Eastern culture. The scenes capture those moments in which the characters are about to take charge of their lives, henceforth denying or affirming their social situations. They find themselves trapped in an altered or fictitious reality, in the belly of a beast, and do not seek a way out until they perceive where they are stuck.

The illustrations explore and question the ideological stances acquired through images, media, consumption, urban and popular mythology, and how these shape us in illogical ways. The images are outlined with sarcasm and irony by means of utilising an apparent childish style. This way, memories, perversions, icons and absurd situations are dug out of the collective unconscious. Concepts such as violence, death, and weapons appear repeatedly, strongly loaded with moral connotations, and are exposed using humor and satire. Superhero imagery is manipulated to show human weakness, corruption, vice – it is a way to represent the immorality of fallen idols. There is also a recognition of the human side of the characters, of the way in which behavioural models are distorted and how these are hypocritically adopted as standards. The installation is a reflection on freedom of thought, reality becomes fiction and often exceeds it.

The selection of videos covers a range of topics: the Islamic culture and religion, the interpretations of Islam from a superficial point of view and mysticism. The propaganda born in Arab countries often ridicules their own culture and thought. It is a provocative and critical installation.

 

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Desoriente /dossier de presse

« Dans un monde marqué par les extrémismes, la consommation, le matérialisme et la manipulation dont nous sommes les acteurs, j’essaie de créer à travers mon travail des œuvres abouties qui constituent un amalgame entre réalité et fiction. En déformant l’expérience du monde, j’essaye de construire dans mon esprit et probablement dans l’esprit de celui ou celle qui regarde mon travail une perception plus large ou une vision plus réelle ».

Anuar Khalifi

« Desoriente » explore l’identité, les stéréotypes qui tournent autour du monde islamique, l’orientalisme, l’individu, le colonialisme, l’extrémisme et la société de consommation. L’iconographie de l’exposition se base sur le mélange de genres et la recherche de la réalité au milieu du chaos visuel et médiatique auquel nous sommes exposés de nos jours.  Il existe une perversion des icônes, que ce soit en Occident ou en Orient, provenant des moyens de communication, de l’état ou de la religion. Cela influence d’une façon directe notre capacité de comprendre ou de nous confronter à notre réalité. L’exposition remet en question la façon dont nous absorbons l’information et comment celle-ci arrive à modeler notre mode de pensée à travers l’éthique, la politique et la culture.  En Occident, le regard que l’on porte sur le monde islamique est naïf et superficiel. Ce regard est entretenu par les médias, la culture et l’art.

L’idée est de faire un voyage visuel à l’aide de plusieurs techniques, utilisant des outils et des langages différents. La peinture a pour but d’analyser l’individu et son entourage direct, ainsi que de reproduire des espaces où la spiritualité et la morale sont remises en question. La confusion des temps modernes touche à l’individu, la société, le concept de justice, etc. La spiritualité disparaît et donne lieu à la médiocrité et la négation de l’être.

L’exposition englobe des personnages populaires, des situations quotidiennes,  des objets domestiques exhibés sous forme de portraits ou de natures mortes connues dans l’histoire de l’art. Ces figures se déshumanisent pour représenter la disparition du mysticisme dans nos sociétés. Les personnages sont surtout des enfants ou des adolescents représentés comme des derviches ou des antihéros perdus, qui évoquent pour la plupart des stéréotypes sur l’Orient. Les scènes captent les moments où les protagonistes décident de prendre leur vie en main, dans un processus d’affirmation ou négation de leurs situations sociales. Ils sont enlisés dans une réalité altérée ou fictive, dans le ventre de la bête. Tant qu’ils ne se rendent pas compte de l’origine de ce piège, ils n’arrivent pas à trouver la sortie.

Les illustrations explorent et interrogent le positionnement idéologique véhiculé par les images, les médias, la consommation, ainsi que la mythologie urbaine et populaire. Le tout dans une démarche absurde de manipulation. Les images sont traitées avec une grande dose de sarcasme et d’ironie. Le langage en apparence infantile, n’est qu’une excuse pour creuser dans les souvenirs, les perversions, les icônes et les situations absurdes émanant du subconscient populaire. Des concepts comme la violence, la mort et les armes, sont présents d’une façon récurrente. Leur charge morale est exposée dans un contexte satirique. L’image du super héros est manipulée pour montrer les faiblesses de l’être humain devant le vice et la corruption. Les idoles tombées servent à représenter l’immoralité. L’exposition revendique aussi l’humanisation de ces personnages. Elle évoque l’utilisation actuelle des icônes et l’hypocrisie avec laquelle sont assimilés les modèles de comportement devenus schématiques. L’installation est une réflexion sur la liberté de pensée. La réalité devient de la fiction et dépasse cette dernière très souvent.

La sélection de vidéos tourne autour de la culture et la religion musulmanes, ainsi que du corporatisme colonial et de la consommation. Le regard le plus naïf et superficiel que l’on peut porter sur l’islam est mêlé aux interprétations les plus mystiques de celui-ci. Très souvent, à travers leurs propagandes, les pays arabes ne font que ridiculiser leur propre culture et mode de pensée. C’est une installation critique et provocatrice.

« Ce qui a été introduit dans les consciences,

transparaît dans le témoignage de l’apparence. »

26. Kitab Al hikam

Ahmad ibn ata’allah

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Desoriente /dossier de prensa

“En un mundo de extremismos, consumo, materialismo y manipulación del cual somos partícipes trato de crear a traves de mi trabajo pedazos finitos que mezclan realidad y ficción, que distorsionen la propia experiencia del mundo,  creando así en mi mente o en la ajena una ampliación  de tal experiencia o una visión más real de la misma”.   

Anuar Khalifi

 Desoriente explora la identidad, los estereotipos del mundo islámico, el orientalismo, el individuo, el colonialismo, el extremismo, la sociedad de consumo. La iconografía de la exposición se basa en la mezcla de diferentes géneros y en una búsqueda de lo real en el caos visual y mediático al que estamos expuestos en la actualidad.  Existe una perversión de los iconos tanto en oriente como en occidente, ya provengan de los medios de comunicación, del estado o de la religión, que influencia de una forma muy directa nuestra capacidad de entender o enfrentarnos a nuestra realidad. La muestra cuestiona  la manera en que absorbemos la información y como ésta moldea nuestro pensamiento a través de la ética, la política y  la cultura. Sobre todo en occidente existe una visión muy ingenua  y superficial del mundo islámico, potenciada a través de los medios, la cultura y el arte.

Se propone un recorrido visual mediante diferentes técnicas, que utilizan unos materiales y un lenguaje distinto. La pintura refleja una intención de analizar al individuo y su entorno directo, recrear espacios donde  la espiritualidad y moral son cuestionadas. La confusión actual afecta a la persona, a la sociedad, al concepto de justicia, la espiritualidad  desaparece y se substituye por la mediocridad y la negación del ser.

En la exposición aparecen personajes populares, situaciones cotidianas, objetos domésticos que posan como retratos o bodegones de la Historia del Arte, se deshumanizan para representar la desaparición del misticismo en la sociedad. Los personajes que aparecen son mayoritariamente niños o adolescentes posicionados como derviches antihéroes, buscadores perdidos, muchos de ellos evocan estereotipos de oriente. Las escenas captan aquellos momentos en que los protagonistas están por tomar las riendas de sus vidas, a partir de la negación o afirmación de sus situaciones sociales. Se encuentran atrapados en una realidad alterada o ficticia, en el estómago de una bestia, y no buscan una salida hasta que no perciben dónde están estancados.

En las ilustraciones se exploran e interrogan los posicionamientos ideológicos adquiridos a través de las imágenes, los medios, el consumo, la mitología urbana y popular, y de cómo nos moldean de forma absurda. Las imágenes están tratadas con un fuerte sarcasmo e ironía, mediante un aparente lenguaje infantil se excava en recuerdos, perversiones, iconos, situaciones absurdas y reconocibles en el subconsciente popular. Conceptos como la violencia, la muerte, y las armas aparecen de forma repetida, contenidos con una fuerte carga moral son expuestos desde el humor y la sátira. Se manipula la imagen del superhéroe para mostrar las debilidades humanas, la corrupción, el vicio, es una manera de presentar la inmoralidad a partir de ídolos caídos. También reivindica la humanización de estos personajes y el uso que se hace de los iconos, como se pervierten los modelos de comportamiento y cómo de una manera hipócrita se adaptan como patrones.  La instalación  es una reflexión sobre la libertad de pensamiento, la realidad se convierte en ficción y la supera en muchos casos.

La selección de videos giran en torno a la cultura y religión islámica, diferentes interpretaciones del islam desde esa visión superficial, naif e infantil, hasta el misticismo. Muchas veces la misma propaganda que se hace desde países árabes ridiculiza a su propia cultura y pensamiento. Es una instalación provocadora y crítica.

“Lo que que ha sido depositado en las conciencias , se transparenta en el testimonio de la apariencia”.

26. Kitab al hikam

Ahmad ibn ata’allah